Comptoir de famille liquidé (Soinnejuris n°66023).
23/09/2016N. BORTKO

Administrateur judiciaire :   

SELARL AJ PARTENAIRE

 12 rue Louis Braille

42000 SAINT ETIENNE

 

Mandataire judiciaire :         

Maître ROUMEZI Christophe

14 rue Édouard Herrio

38307 BOURGOIN-JALLIEU

 

En redressement judiciaire depuis le 27 juillet 2015, la société Prim'Style, maison mère des enseignes de meubles et décoration « Comptoir de famille » et « Jardin d'Ulysse » a été placée en liquidation judiciaire le 7 août 2016 par le Tribunal de commerce de VIENNE.

Cette procédure marquerait la fin de cette société vieille de 36 ans qui avait réussi à remettre au goût du jour le style campagne et mis en avant la « french touch ».

De 1980 à 2000, l’entreprise se développe progressivement. C’est dans les années 2000 que des financiers entrent dans le capital de l’entreprise familiale et que plusieurs franchisés se répartissent à travers la France.

Les difficultés apparaissent en 2015 avec une baisse d’activité significative sur les marchés russes et ukrainiens. Le chiffre d’affaires dépassa difficilement les 20 millions d’euros en 2014 alors qu’il était encore de 28 millions en 2011.

Déjà en 2013, la société, sentant le vent tourner, s’était délestée de l’exploitation du « Torchon à carreaux » et tentait de se réorganiser.

Et, deux ans plus tard, alors en redressement judiciaire, l’entreprise  tentait de céder « Natives ». Malgré l’intérêt porté par quatre fonds, la vente n’a pas été possible. Prim’Style souhaite, cette fois,  réorganiser son réseau de boutiques qui en compte 43 en France contre 65 à l’étranger. Quatre boutiques seront fermés et vingt personnes licenciés pour favoriser l’export qui représente 30% de son chiffre d’affaires. Cela ne suffira pas et, à peine la liquidation judiciaire prononcée, la société ferme en totalité ses sites le 30 août dernier. Les locaux étant intercommunaux, la communauté avait déjà fait de gros efforts sur le montant des loyers, il était inutile d’alourdir davantage le passif.

La piste de la reprise ne semble pas à l’ordre du jour, le liquidateur tenterait déjà de reclasser la centaine de salariés.

 

 

 

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