La reprise des dentelles de Calais par le chinois Hangzhou Yongshen Holding (Soinnejuris n°65270).
25/04/2016N. BORTKO

Cela peut paraître paradoxal, l’entreprise se retrouve en liquidation judiciaire en raison de la concurrence asiatique et c’est ce même concurrent qui finalement la sauve!

Nous ne pouvons que féliciter le travail de l’administrateur, Maître DECLERCQ, et du mandataire judiciaire, Maître DELEZENNE, qui ont permi cette reprise. En effet, au 15 mars, l’offre du groupe Yongshen était assortie de nombreuses conditions suspensives. Mais, face à la détermination des organes de la procédure, le repreneur chinois a finalement cédé sur certains points notament en renonçant à la condition suspensive liée à une éventuelle transaction  avec les salariés protégés. Le groupe s’est également engagé sur un maintien de l’emploi pour une durée de trois ans afin de s’aligner face à l’offre de son concurrent, Holesco, repreneur qui ne reprenait “que” 51 salariés.

 Ainsi, en terme d’emplois sauvegardés et de prix proposé, en tenant compte du coût respectif des licenciements, l’offre du chinois Yongsheng est apparue supérieure à celle du français Holesco.

Cette reprise marque donc un point final à quatre ans de procédures collectives. L’avenir nous dira si le Tribunal de commerce a eu raison de choisir l’offre chinoise. ds de dollars dans le domaine du commerce de produits textiles, de la fabrication de fibres synthétiques et de l’impression 3D. Comme beaucoup de nos vignobles bordelais, le dentellier passe, à son tour, sous pavillon chinois.

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