Pequignet ou la fin de l’horlogerie de luxe à la française (Soinnejuris n°66034).
05/12/2016N. BORTKO

Depuis 1973, Emile Pequignet a su se faire connaitre dans le microcosme de l’horlogerie. La marque qui porte le nom de son fondateur s’est révélée être synonyme de luxe à la française qui n’a rien à envier aux montres suisses.

Mais en raison de "la forte dégradation du marché de l'horlogerie" depuis 2015 et la baisse de son carnet de commandes, Pequignet entre en liquidation judiciaire ce 30 novembre par décision du Tribunal de commerce de Besançon. Une quarantaine d’emplois sont en jeu. L'horloger avait  enregistré 4,7 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015.

La nouvelle directrice de la marque, Florence Sentilhes, explique que la société n’a  même pas fini d’apurer les dettes de son plan de continuation établit grâce à Maître Pascal GUIGON en novembre 2012. Le plan prévoyait le remboursement d’un passif de 7 millions d’euros sur 10 ans. L’entreprise avait à cette époque était sauvé par le tandem Philippe Spruch et Laurent Katz,  co-dirigeants de l’entreprise informatique internationale LaCie. Ils avaient alors injecté 11 millions d’euros pour redresser la société.

Pour l’heure, le Tribunal a jugé que la situation de l’entreprise était trop détériorée pour permettre à Pequignet de bénéficier d’une procédure de redressement judiciaire comme cela avait pu être le cas il y a 4 ans. Pour permettre de trouver un repreneur, les juges ont autorisé la poursuite d'activité pendant trois mois. Les offres de reprise devront être déposées au tribunal le 8 février prochain au plus tard pour être examinées le 22 par les juges.

Il ne reste plus qu’à espérer que notre marque d’horlogerie hexagonale soit à nouveau sauvé par un grand groupe. 

 

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